Etude de cas N°3: le "gar tombe", un jeu traditionnel

SITUATION
Le professeur d'EPS organise un match de "Gar tombe" pour initier la classe aux règles physiques et morales de ce jeu traditionnel. Il répartit les élèves, au hasard, en deux équipes de 14 joueurs. L’arbitrage est assuré par un élève.
L’arbitre convoque les deux capitaines au centre de l’air de jeu. Après que ces derniers se sont salués, il procède au tirage au sort. C’est l’équipe A qui se place dans le cercle et l’équipe B qui attaque.
A la première attaque, les joueurs de l’équipe B cible les plus faibles de l’équipe A pour les tirer hors du cercle. Mais ils sont accueillis par des frappes. L’un d’eux résiste aux coups et parvient à se saisir d’un de ses adversaires et à la faire sortir du cercle. Un prisonnier pour l’équipe B. Deux attaquants pénètrent dans le cercle et saisissent l’un des défenseurs, une lutte rude s’engage. Tous les défenseurs se regroupent pour défendre leurs coéquipiers. C’est ce qu’attendaient les attaquants pour les prendre à revers et attraper les défenseurs les plus faibles. Trois prisonniers sont faits. Au bout 15 minutes, l’équipe B a pu faire 8 prisonniers sur les 15 de l’équipe B. Ils commencent à jubiler. Mais du côté de l’équipe A, on sent l’énervement monter. Les attaquants engagent une nouvelle offensive, mais ils sont accueillis par une pluie de coups extrêmement rudes qui les obligent à battre en retraite. Devant la violence des coups, l’arbitre intervient pour calmer le jeu et rappeler l’esprit du jeu. Les frappes trop violentes sont interdites. Il s’agit juste d’un jeu. Mais les esprits s’étaient déjà échauffés et la passion l’emporta sur la raison.
Au bout de 30, l’arbitre arrête le jeu. Sans désigner ni vainqueur, ni vaincu, il demande aux joueurs de se serrer la main. Le professeur réunit les deux équipes et leur rappelle la règle fondamentale qu’un jeu d’affrontement ne signifie pas le recours à systématique à la violence aveugle. Bien que ce jeu autorise les frappes, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas de frapper pour blesser.

TACHE
En vous appuyant sur la description suivante du jeu, Il s’agira de montrer les valeurs que ce jeu peut développer chez les pratiquants, mais aussi les antivaleurs qui seraient susceptibles de le gangrener.

GAR TOMBE

1-PRESENTATION:
Jeu d'affrontement par équipe très connu et très prisé au Sénégal
gar tombe.PNG
II - FICHE TECHNIQUE
1-Terrain:
• Sablonneux et dégagé
• Cercle de 5m de diamètre
2 - Matériel: (Néant)
3 -Nombre de joueurs:
• Deux équipes de 5 à 20 joueurs
• Après tirage au sort, une équipe se place à l'intérieur du cercle (ce seront les «défenseurs» B) et l'autre se place à l'extérieur (ce seront les «attaquants» A).
4 -But du jeu:
Il consiste pour les attaquants (A) à faire sortir du cercle le maximum de défenseurs (0).
5 -Gain de la partie: (à chaque manche les rôles sont inversés)
• Temps limité: A l'issue du temps réglementaire (5' à 10'), l'équipe qui a «sorti» (donc éliminé) le maximum d'adversaires, a gagné.
• Temps illimité: (la partie est chronométrée)
L’équipe qui aura réussi à «sortir» TOUS LES Adversaires dans le minimum de temps, a gagné.
6 -Durée de la partie:
(Voir ci-dessus)

7 -Règles:
• Les attaquants (A) peuvent pénétrer dans le cercle pour faire sortir les défenseurs (0) : tirades, poussées, portées, etc.
• Les attaquants peuvent se grouper pour venir en aide à l'un des leurs.
• Les défenseurs peuvent se grouper pour résister aux attaquants
• Dans le jeu «traditionnel»; les défenseurs peuvent résister aux attaquants en frappant avec la main.
• Les attaquants ne peuvent pas frapper.

Variantes:
XALEN
Le principe général est identique au GAR TOMBE mais:
• Toutes les frappes sont interdites (autant pour les défenseurs que pour les attaquants,
Les défenseurs (placés à l'intérieur du cercle) ne se contentent pas de résister à leurs adversaires: ils peuvent également essayer d'en attirer le maximum chez eux.
• Chaque joueur franchissant la ligne devient prisonnier de l'adversaire.
SUT
-Egalement semblable au GA R avec des frappes autorisées aux défenseurs.
-Quelquefois un seul joueur se tient à j'extérieur et tente) de faire sortir un maximum d'adversaires. Quand il estime avoir assez de prisonniers, il s'arrête et est remplacé par un autre «attaquant».
Celui qui détient le record de prisonniers (ou de points) remporte la partie.